Nathalie Dompnier : Pourquoi la confiance envers la science doit se construire, pas s’imposer
La nécessité de bâtir une confiance solide envers la science selon Nathalie Dompnier
Dans un contexte où la défiance envers la science prend de l’ampleur, Nathalie Dompnier, présidente de l’Université de Lyon, insiste sur l’importance de construire cette confiance plutôt que de l’imposer. Selon elle, cette démarche repose sur une compréhension approfondie de l’épistémologie, qui désigne la réflexion critique sur la connaissance scientifique. La transparence dans la méthodologie et les résultats constitue le socle d’un dialogue authentique entre chercheurs et citoyens, permettant de renforcer la crédibilité de la science.

Les enjeux de la démocratie scientifique dans l’ère de la désinformation
Les défis liés à la crise de confiance se situent au croisement de la politique, de la société et de la science. Le besoin de démocratiser la connaissance scientifique s’intensifie pour fonctionner comme antidote aux fake news et à la manipulation informationnelle. Nathalie Dompnier évoque ainsi l’importance de développer une culture du dialogue où l’échange d’idées favorise la réflexion critique, outil indispensable pour que la société puisse discerner ce qui relève de la science et ce qui ne l’est pas.
Le rôle clé des dispositifs de vulgarisation scientifique pour restaurer la confiance
Le concours « Ma thèse en 180 secondes » incarne cette volonté de rendre la science accessible et compréhensible à tous, en dépassant l’éventuel effet d’imposition. Par cette forme courte et percutante, il perpétue une tradition de la pédagogie scientifique, essentielle pour la démocratie. Nathalie Dompnier considère que cette vulgarisation doit aller au-delà d’un simple exposé : elle doit saisir la capacité de susciter une réflexion critique critique chez le public.
Elle précise que pour que cette démarche soit efficace, il faut œuvrer à une meilleure articulation entre la recherche et la société. La transparence sur tout le processus scientifique est primordiale, sans quoi la confiance ne pourra s’édifier durablement. La science, explique-t-elle, ne doit pas juste dire comment agir, mais surtout aider à décrypter le monde avec nuance et rigueur.
| Aspects essentiels pour construire la confiance dans la science | Ce qui permet de renforcer cette confiance |
|---|---|
| Dialoguer avec la société | Transparence des résultats et des méthodes |
| Valoriser la réflexion critique | Vulgarisation accessible et captivante |
| Éduquer à la science | Dispositifs pédagogiques variés et innovants |
| Mettre en place une éthique claire | Respect des règles déontologiques |
La construction de la confiance : un processus démocratique à long terme
Faut-il attendre des résultats rapides ou privilégier une progression graduelle ? Nathalie Dompnier rappelle que la confiance ne se décrète pas, mais qu’elle se construit patiemment, à travers une démarche sincère et cohérente. La science doit ainsi adopter une posture ouverte qui invite au débat, plutôt que d’imposer ses connaissances comme une vérité unique.
En synthèse, pour Nathalie Dompnier, il faut considérer la confiance en la science comme un enjeu collectif, qui repose sur la capacité à dialoguer, à expliquer et à être transparent. C’est selon elle un défi majeur pour préserver la démocratie scientifique dans notre société de 2026, où chaque citoyen doit pouvoir exercer une réflexion critique éclairée.

Source: www.lyoncapitale.fr







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