Fête des Lumières à Lyon : pourquoi cette célébration a suscité la colère de l’extrême droite
La Fête des Lumières 2025 de Lyon a déclenché une vive polémique après la projection d’une œuvre culinaire sur la place des Terreaux. Des références au couscous et à d’autres plats ont provoqué l’indignation de personnalités d’extrême droite. Le maire Grégory Doucet a défendu l’installation face aux attaques.
Fête des Lumières à Lyon : pourquoi cette célébration a suscité la colère de l’extrême droite
L’œuvre intitulée « Le lundi c’est raviolis ! » mêlait images de légumes, de boîtes de raviolis, de quenelle de brochet, de couscous et de saucisses. La projection sur la façade de l’hôtel de ville et du Musée des Beaux-arts était volontairement décalée et pleine d’humour.
Cette proximité entre tradition lyonnaise et références « d’ailleurs » a mis le feu aux réseaux sociaux. Insight clé : une fête populaire peut agiter des lignes politiques très visibles.
La séquence gastronomique : humour, patrimoine et diversité
L’installation se voulait un hommage à la nourriture et au partage. Le propos artistique revendiquait des « saveurs d’ici et d’ailleurs » pour parler de convivialité.
Exemple concret : la musique orientale accompagnant la séquence a été perçue comme une provocation par certains. Insight clé : l’art contemporain joue souvent sur les codes pour faire réagir le public.
Les réactions politiques et la montée en puissance de la polémique
Sur X, l’influenceur identitaire Damien Rieu a déclenché la vague en s’en prenant directement à la projection. Des élus affiliés au Rassemblement National et des candidats locaux ont rapidement repris le sujet pour dénoncer ce qu’ils appellent une rupture avec la tradition.
Le maire Grégory Doucet a répondu en défendant l’artiste et en rappelant l’ancrage populaire de la fête. Insight clé : la controverse révèle autant la stratégie politique que les clivages culturels.
Histoire et identité : pourquoi le sujet est si sensible à Lyon
La Fête des Lumières prend sa source dans le vœu de 1643 pour la Vierge, puis s’est transformée dans les années 1980 en grand rendez-vous artistique. Cette double histoire explique l’attachement émotionnel des Lyonnais au 8 décembre.
Les défenseurs de l’œuvre rappellent que la ville a toujours mêlé tradition et ouverture. Insight clé : contester une projection, c’est interroger ce que doit célébrer une tradition aujourd’hui.
Ce que révèle l’affaire pour la scène locale et les visiteurs
Pour les habitants et les restaurateurs, la Fête des Lumières reste d’abord un moment de partage et de gourmandise. Les artisans et les bouchons profitent d’affluences massives et d’une mise en lumière de la gastronomie lyonnaise.
Cette polémique montre que la cuisine peut devenir un marqueur politique aussi puissant que n’importe quel symbole. Insight clé : le goût collectif se joue parfois au croisement de l’assiette et de l’identité.
Source: actu.fr
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