Le phénomène nommé « foodisation » transforme des quartiers entiers en vastes restaurants à ciel ouvert. Les touristes cherchent désormais l’« expérience culinaire » plus que le musée. Résultat : vitrines alléchantes, mais commerces utiles qui disparaissent et habitants qui s’éloignent.
Foodisation et tourisme : quand la ville devient assiette
Dans plusieurs cités historiques, la foodisation s’impose comme un moteur économique et culturel. Des chercheurs comme Marco Perucca et Paolo Tex décrivent comment les rues se remplissent de bistrots et se vident de boutiques de première nécessité.
Expérience culinaire versus patrimoine culturel
Selon l’analyse de Jean-Michel Decroly, l’expérience festive de la nourriture rivalise parfois avec la visite des monuments. Les touristes consacrent près d’un tiers de leur budget vacances à l’alimentation et aux boissons, une manne qui attire les investisseurs!
Tours gastronomiques et standardisation de l’offre touristique
Les réseaux sociaux ont amplifié le phénomène et engendré des parcours tout prêts. En Belgique, des circuits de dégustation de 3h30 à Bruxelles valent autour de 100 euros tandis que des promenades similaires à Bruges tournent autour de 130 euros.
Standardisation : mêmes recettes partout?
La tendance est claire : l’offre se standardise. Des food courts proposent un tour du monde culinaire en une soirée et la diversité locale se retrouve empaquetée pour un public global.
Impacts concrets sur les commerces et les habitants
Les enquêtes montrent que certains quartiers touristiques se repeuplent de restaurants pendant que services de proximité ferment. Marco Perucca et Paolo Tex racontent des rues où boulangeries et épiceries laissent place à des terrasses éphémères.
Quels compromis pour préserver l’identité locale?
Des pistes existent pour limiter les effets indésirables comme protéger les commerces essentiels et soutenir les artisans du territoire. Valoriser marchés locaux et bouchons traditionnels permet de garder l’âme d’une ville tout en profitant du tourisme culinaire.
Pour l’avenir il faudra concilier attractivité et vie quotidienne afin que la ville ne devienne pas un simple buffet à ciel ouvert!
Source: www.rtbf.be

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