Gastronomie : Duel d’exception entre maîtres du pâté croûte lors du concours international à Lyon
La 16e finale du Championnat du monde de pâté croûte a électrisé Lyon lundi soir. Le public a vu la revanche tant attendue entre la France et le Japon. Au bout du suspense, Thibault Gonzales a ravi la couronne nationale.
Championnat du monde de pâté croûte à Lyon : la France reprend la couronne
La grande finale s’est tenue à La Sucrière sur les quais de la Confluence devant seize candidats venus du monde entier. Le titre a été décerné lundi 1er décembre 2025 à Thibault Gonzales pour une création à la fois technique et expressive. Une victoire qui met fin à la domination japonaise des dernières années et relance le débat sur la tradition face à l’audace.
Duel France Japon et créations remarquées
Face à Seigo Ishimoto et d’autres maîtres venus du Japon, le Français a joué la partition entre terroir et modernité. Sa pièce, nommée pate croûte du Vanier, a séduit par sa pâte croustillante et sa farce soignée. Le jury a salué l’équilibre des saveurs et la précision des finitions.
Ingrédients, techniques et traditions du plat emblématique
L’histoire du pate croûte plonge jusqu’au Moyen Âge quand la croûte servait d’emballage protecteur pour la terrine. Aujourd’hui les recettes vont du traditionnel mélange de viandes aux versions marines et même au poulpe, ce qui interroge la créativité des candidats. Les techniques modernes n’effacent pas le respect des saisons et des produits locaux.
Les artisans lyonnais et le bouchon : saveurs et anecdotes
Dans un bouchon de Lyon, le plat reste un incontournable au comptoir et à la table, souvent partagé entre amis. Le chef David Cano raconte des pièces généreuses où l’on compte parfois onze ou quatorze viandes, un véritable feu d’artifice gustatif. Le Lorrain Jérémie Crauser a peaufiné ses finitions après deux secondes places et visait enfin le sommet ce soir-là.
Impact du concours sur la scène gastronomique locale
Le concours attire l’attention sur les artisans et les produits du terroir, notamment le canard, la volaille de Bresse, les ris de veau et le foie gras. Les retombées médiatiques stimulent les marchés et les bouchons qui voient affluer des curieux à la recherche d’un morceau de tradition. Le trophée relance les conversations sur l’avenir du métier et sur les passerelles entre technique et émotion.
Source: www.franceinfo.fr






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