Le Parc de la Tête d’Or renouvelle son écrin vert. L’École de botanique a rouvert fin mai après un vaste chantier entamé en septembre 2024. L’objectif est clair : séduire un public plus large et mieux raconter Lyon par les plantes.
Réouverture et objectifs : une école repensée pour tous
Les travaux, conduits jusqu’à l’automne 2025 pour un budget d’environ 550 000 euros, ont transformé l’espace en un lieu plus lisible et accueillant. La Ville de Lyon a voulu délaisser une classification obsolète au profit d’une scénographie facile d’accès. Résultat : un parcours ludique et pédagogique qui invite à la flânerie.
Une muséographie ethnobotanique qui raconte Lyon
Le jardin se découpe désormais en deux grandes parties : une zone plus sèche dédiée à la médiation scientifique et une section « ethnobotanique » qui retrace l’histoire lyonnaise autour de quatre thèmes.
La carte thématique met en lumière la gastronomie, la soierie, la médecine et l’agriculture. On y croise des poireaux de Solaize, des rattes, des cardons de Vaulx et, bientôt, des laitues de Monplaisir en 2027. Une manière concrète de sentir Lyon à travers ses plantes!
Cette scénographie permet de comprendre pourquoi certaines plantes ont façonné les métiers locaux, comme la soierie inspirée par le dahlia cactus. C’est une histoire vivante et sensible du territoire.
Histoire et conservation : un fil continu depuis l’abbé Rozier
L’aventure commence en 1762 avec l’abbé Rozier, botaniste et fondateur d’initiatives pour la santé animale. Le jardin évolue ensuite au fil des siècles, avec des étapes marquantes en 1796 et la création du parc en 1857.
Aujourd’hui, le Jardin botanique s’étend sur huit hectares avec quelque 6 500 m2 de serres. Il conserve près de 15 000 espèces, dont environ 1 400 menacées, preuve vivante de son rôle pour la préservation.
Pédagogie, serres et adaptation au climat
Les allées ont été raccourcies et recentrées autour d’une logique géographique : deux axes principaux symbolisent les fleuves et une ceinture agricole entoure le parcours. Ce parti pris rend la visite moins fastidieuse et plus parlante pour les visiteurs et les étudiants.
Les serres renouvelées servent à la fois à la conservation et à des ateliers pédagogiques. Elles permettent d’exposer des variétés locales comme les aubergines de Valence et les laitues Gloire du Dauphiné tout en préparant des plantations futures telles que des mûriers.
Au final, l’École de botanique retrouve sa vocation : éduquer, préserver et faire résonner l’histoire locale à travers des collections vivantes.
Source: tribunedelyon.fr

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